10 jan. ~ Rien ~


l Rien l Il ne peut y avoir de prédiction sans avenir l

De Rien, je ne dirai pas grand chose. Autant par peur de dire des bêtises que par invitation à profiter de leur musique. Point à la ligne.

Ce qui s'approche plus d'un collectif que d'un groupe a fait de tout temps montre d'une indifférence face à de quelconques velléités de carrière. Peut-être ne seraient-ils pas d'accord avec ce postulat, mais il faut bien avouer qu'ils n'ont pas tendance à chercher la facilité, et de fait, les Grenoblois ne peuvent que force le respect. Le premier album avec lequel je les ai découvert s'appelait Requiem pour des baroqueux, théoriquement leur premier, sorti le 30 avril 2003 sur le label un dimanche disparu depuis. Comment ne pas prendre cet acte de naissance comme un autodafé face à l'anticonformisme affiché ? Le titre d'ouverture, logiquement (ou pas) appelé Requiem pour des baroqueux part. 1 fait la bagatelle de 22 minutes. Tu parles d'une entrée en matière ! Le titre se finit sur une forme d'exécution testamentaire testament du général de Gaulle. Après quelques références aux événements de Dallas en 1963 ou les aventures du Pr. Auguste Piccard, dont, comme chacun sait, Jean-Claude Picard dans Star Trek est supposément un lointain descendant, l'album se referme logiquement( ou pas) avec la part. 2 dudit requiem, longue de 12 minutes, on ne peut que saluer ce coup d'essai en forme de trip cosmique, classieux, bourré de références et prometteur.

Les promesses n'engageant que ceux qui y croient, leur deuxième album arriva un 1er avril, en 2007. Quatre années à piailler d'impatience pour un résultat proprement grandiose. Le genre d'album qui n'aurait d'unique raison que la jouissance de la musique.

Son titre ? Il ne peut y avoir de prédiction sans avenir ! Ce truc reste un des albums dont je n'ai pas encore réussi à me lasser d'écouter. J'adore cette douce sensation de la première écoute d'un disque. Ce frisson d'émerveillement enfantin, les yeux et les oreilles grand ouverts. Quelle bénédiction de se laisser porter par u morceau à mesure qui se déroule, les surprises à chaque virage, les trous d'air en plein morceau, les chutes vertigineuses entre apesanteur et montagnes russes... Dieu du seigneur (traduit par Jesusfuckingchristalmighty) est un monument du genre... Ecoutez-moi ces quatre minutes d'intro, qui commencent par un blanc (!?!) et quelques gouttes d'eau (bénite ?). Une ambiance éthérée qui à aucun moment ne laisse présager (ah ah) de la suite... Tout un album résumé en un titre ou le contraire.

Tous les titres sont d'une richesse terrifiante... Rien que ça... Pop, Morricone, krautrock, flamenco, soul,... Dieu du seigneur, Partie de chasse à Deauville, This Is Our Grunge, Il ne peut y avoir de prédiction sans avenir, B.A.S.I.C.*, L.S.D. (Loisirs Sport Détente), Se Repulen,... avec ce supplément de séduction émanant d'une certaine tendance, voire d'une tendance certaine, à ne pas se prendre au sérieux tout en affichant une culture musicale à 360° et un sacré niveau de maitrise des genres.

NB : ne pas manquer d'écouter Autobahn Love sur l'EP 2 de la trilogie 3-2-1.

* avec la participation de Damon Locks & Ralph Darden de The Jai-alaï Savant

#blanc #Grenoble #requiem #LSD #Autobahn #testament #DIY #Amicaleunderground

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Patrice Mancino

French-o-rama, 365 disques qui ont marqué mon parcours d'insatiable fan de musique(s), né avec la radio FM et devenu programmateur de radio indépendante obstinément défricheuse. 

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