23 sept. ~ Elektrisk Gønner ~


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Les membres d'Oslø Telescopic avançaient masqués mais ils ne sont pas pour autant évaporés dans la nature.

Il est de notoriété publique que la nature a horreur du vide. Les artistes sont un peu pareils, une fois la boîte de Pandore ouverte, il leur est souvent bien difficile de s'en détourner, en l'occurrence, la passion ayant cela de dévorant qu'elle devient addictive.

Benjamin Løzninger pourra vous le confirmer lui qui multiplie les projets... sous de multiples pseudonymes...

Ah ah ah, j'alterne mais deux seulement je crois, tente-t-il de nuancer vent d'avouer... Il y en a plus que ça mais je n'en ai gardé que deux.

En l'occurrence, ceux rattachés à Løzninger et Elektrisk Gønner, dont l'évident ø n'est pas le seul trait d'union d'un univers reconnaissable entre tous, par la production proto-électro-rock scandé, mais aussi le timbre et la manière qu'il a de poser sa voix...

[ J'avais fondé le projet en 2010...

après avoir découvert en ligne la jeune et inconnue MØ ]

Ses projets ont autant la bougeotte que lui, qui change de label comme de chemise, ou comme un marin aligne les ports d'attache... entre Dijon, Toronto et aujourd'hui Brooklyn, tandis qu'à l'époque du trio cramé au 3e degré évoluait entre Paris, Lyon et Barcelone, pour résumer.

À ce petit jeu-là, le dernier long format de Løzninger est sorti en mars avec Microcultures et voilà qu'un nouveau titre d'Elektrisk Gønner arrive à nos oreilles depuis la Grosse Pomme, un single annonciateur d'un prochain long format..

Oui, on travaille sur un second album avec la nouvelle chanteuse. Si tout va bien, ce sera pour début 2018, avec sans doute un deuxième single d'ici la fin d'année, détaille Benjamin.

Nouveau titre, nouvel album en vue et nouvelle chanteuse.

J'avais fondé le projet en 2010 après avoir découvert en ligne la jeune et inconnue, qui chante maintenant avec Justin Bieber pour Major Laser... raconte-t-il.

Après le premier album enregistré assez vite, à distance, on a tourné pas mal en Europe et Nord Amérique et elle a signé dans la foulée avec Sony.

Moi, j'ai déménagé à New York et ça a pris un peu de temps avant que je retrouve une nouvelle chanteuse, dit-il.

Enfin oui et non, puisque le dernier album de Løzninger cristallisait autour de la rencontre, à distance, elle aussi, avec une chanteuse habitant au Texas. Cette habitude de travail via internet, plus fréquente dans le domaine de l'électronique et du beat making, semble convenir à Benjamin qui finirait presque par en faire une marque de fabrique.

Oui, je travaille un peu à l'envers, confie-t-il.

Je l'ai trouvée sur internet après avoir cherché des mois une nouvelle voix qui me parlait. C'est sûr qu'il y a plein de groupes talentueux de partout, confesse-t-il au sujet de cette grande ruche musicale qu'est Brooklyn comme nous la voyons depuis l'Europe, mais qui semble ne pas être la One Big Happy Family que l'on imagine...

Mais ils ne partagent pas beaucoup en général... ou plutôt genre, je m'en fous, je fais mon truc (...) Je n'attendais rien de spécial, mais oui je pensais que ce serait plus ouvert.

En même temps, tout le monde est tellement sur-occupé qu'ils optimisent leur temps, plaide-t-il au sujet de cette ville qui ne dort jamais, et dans laquelle, par l'exemple, le métro ne ferme jamais.

C'est finalement à une New Yorkaise donc, Skyler Cocco, que Benjamin finit par proposer d'être la nouvelle voix d'Elektrisk Gønner.

[ Ça va finir par ressembler de nouveau à du Oslø Telescopic cette histoire ! ]

Elle finissait une école de musique. Elle a son propre projet indie pop sous son nom mais elle a accepté de faire un ou deux featurings et vu qu'on vient de signer sur un label anglais (Kaleidoscope) et un label norvégien (Painted Black), on a décidé de collaborer sur la longueur d'un album.

On s'est rencontré depuis !, lance-t-il comme pour remettre les choses dans l'ordre et qui donne cette impression que les choses ne sont jamais vraiment compliquées et qu'en tout cas la qualité d'une collaboration s'affranchit des distances. Pour la petite histoire, avec, on ne s'est pas rencontrés avant 3 jours avant la première date aux Eurockéennes.

Pour le Løzninger + Kitowski... pareil réalisé à distance (...) je n'ai jamais rencontré la chanteuse pour le coup, basée au Texas.

Rencontres en ligne, travail à distance, pour un projet basé aux États-Unis, signé en Angleterre et en Norvège... le plus bel aspect de l'ère Internet en somme.

Pendant longtemps, on aurait pu voir Løzninger comme la face sombre et Elektrisk Gønner comme la face joyeuse... Avec ce futur disque qui n'a pas encore de nom, il semble s'opérer une certaine confluence, avec une racine musicale similaire... même si l'un est plus guitare et l'autre plus clavier/machines, avec aujourd'hui une légère addiction aux voix féminines de toute évidence, en plus de sa propre voix.

C'est vrai. Ça va finir par ressembler de nouveau à du Oslø Telescopic cette histoire !, s'amuse Benjamin.

J'ai toujours préféré les chanteuses mais il y a quelques exceptions, ajoute-t-il. Effectivement, puisqu'on se souvient tous du kidnapping de Dominique A par l'ex-trio en bandelettes.

Exilé de coeur et de métier aux États-Unis, il nous parle donc de Money avec Skyler Cocco, en attendant la suite de ce projet au nom pas si simple que ça à prononcer et écrire...

Elektrisk Gønner ? Oui ! Ça, ça ne change pas (...) On garde le même (..., c'est) plus original et imprononçable !

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