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22 jui. ~ Asagaya ~


l Asagaya l Light of the Dawn l

Asagaya, comme le quartier tokyoïte, c'est le nom que ce beatmaker multi-instrumentiste japonais, qui se rêve l'héritier d'un ancien chef cherokee, a choisi comme nom de guerre.

Installé en France, il apporte de l'eau au moulin de la présence notable et notée de l'Hexagone sur la grande roue musicale internationale.

Le terme de beatmaker s'est imposé ces dernières années, trouvant enfin un terme générique saluant le travail de ces artistes de l'ombre, sans qui nombre de rapper n'auraient pas l'impact qu'ils ont. On parlait avant cela en France du gars qui fait les instrus, mais c'était presque subalterne dans l'échelle d'évaluation de la qualité d'un projet, presque disais-je.

Entre temps, la France a aussi su s'imposer sur la scène mondiale pour la qualité de ces architectes du son... qu'il s'agisse d'instrumentalisation ou de production pure et dure.

Avant ? On se prenait la tête sur des détails, là où les Américains maniaient les fondamentaux : une grosse ligne de basse, quelques samples avec groove monstrueux qui emportaient tout sur leur passage. On a mis quelques années à comprendre, raconte Kool Shen de NTM*.

Fabrice Leyni, Cyril Reptile Noton, Pascal Perez, dans une certaine mesure Doctor L, et de nombreux autres ont contribué à installer une qualité de son sur la scène française avec des albums comme le Supreme NTM, Dirty Centre, ... Depuis, on ne compte plus les nouveaux talents comme le Chinese Man, Al Tarba, Haunted Days & Witch's Teat, sans parler des multiples facettes de Francisco Esteves (Dum Spiro, Binary Audio Misfits, Disco Doom Revenge...)... pour ne citer que ceux déjà mentionnés dans french-o-rama...

... sachant qu'il y aurait aussi bien entendu d'autres noms à ajouter, sans exhaustivité, à la liste, comme Jehan, Kezo, Hugz Hefner, et donc... Fabrice Henri, aka Guts.

Car, s'il est allé cherché à la source pour ses featurings, le Londonien Jay Prince, la Camerounaise Lorine Chia, le jazzman trompettiste américain Leron Thomas, et ses compatriotes Akua Naru et Afrodyete, c'est vers la France que s'est orienté son parcours pour que naisse le disque de ce citoyen du monde. À noter, que la plupart de ces featuring se retrouvent assez logiquement sur le Hip Hop for All de Guts, enregistré aux États-Unis, créant les connexions utiles.

Le résultat convoque steady, rap, soul, blues, funk. Pour permettre à l'album de déployer ses ailes, Asagaya a donc choisi la Fine équipe, au propre comme au figuré, puisque qu'il est mixé par Mr Gib, masterisé par Blanka, avec Guts à la production donc, le tout au studio montreuillois One Two Pass It... Une jolie démonstration de ce que la France peut apporter à l'international au-delà de la French Touch.

Un Japonais, installé en France, sortant son Light of the Dawn en licence sur un label berlinois appelé Jakarta records, voilà aussi un des exemples de la cartographie internationale des collaborations et des réseaux créatifs qui nourrissent cette scène au sens large du terme, comme le montre, par exemple aussi, la compilation d'alt-hip hop Connect the machine the map (Quixote R.P.M./Dora Dorovitch) et le travail de sound digger que fait le label lyonnais Jarring Effect...

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