26 avr. ~ The Name


l The Name l Numbers and Facts l

Se faire un nom sur la scène française, comme ailleurs, ne dépend pas simplement d'une sortie de disques... Il est commun de croire qu'une fois qu'un disque est dans la boîte, c'est le bout du tunnel.

Sauf à bénéficier d'un chéquier ou de relations longues comme le bras, un disque est plus souvent la première marche qu'une ligne d'arrivée, le premier domino de tout ce qu'il reste à faire...

Quant tout se passe bien, c'est royal, mais ça n'est pas toujours le cas.

Se faire un nom, The Name avait de toute évidence bien commencé de ce côté-là. Remarqués dans un ou deux des circuits de repérages habituels... des dates qui ont suivi, des remises par Christine, Museum, ... le groupe a progressé, les titres et la scène se sont étoffés... et puis plus rien.

Numbers & Facts remonte à juin 2012... cinq ans, une éternité, largement de quoi être oublié... mais non, des news sont annoncées pour la fin de l'année ou le début de l'année prochaine.

Le groupe n'a pas pour autant rien fait de son temps, comme l'explique David.

On écrit pas mal (...) mais effectivement rien n'est encore sorti. On a sorti 2 remixes entre temps tout de même (...) un remix pour Janski Beeeats et un remix pour Christine (...)

Jocelyn s'est beaucoup investi sur Verlatour et Bon Temps Records, et de mon côté entre la prod de festivals, Anna Kova (...) J'ai joué c'est The Afrorockerz, Chlorine Free, Luciole, Ananda, Gatha, et même de la rempla pour Lilly Wood and The Prick.

Le temps file !

Et puis surtout on veut revenir avec quelque chose de très sérieux

Un EP qui a de la gueule.

The Name a surtout joué de malchance ou de mauvais conseils, comme il en fleurit dans le métier. Tout le monde a un avis, les gens ont toujours le conseil facile entre les yaka et les ifokeu...

L'un des premiers trucs que labels et artistes comprennent vite, c'est de ne pas rater une sortie d'albums sinon c'est le travail d'une à deux années qui peut partir en fumée. Il faut ensuite reconstruire un répertoire... et ce sont deux nouvelles années de perdues. D'où la stratégie prudente autant que maline, bien connue depuis les années soixante de ne sortir les titres que par EP ou 45trs.

Une manière de prendre de la graine, de manger son pain sec et quand le groupe n'en est pas trop affecté - ce qui est rare- et apprendre de ses erreurs pour rebondir.

Oui (...) Cet album a tristement pas pris, raconte David avant d'ajouter un douloureux... Ahh tu me fais ressasser des mauvais souvenirs.

La stratégie a été mauvaise, (...) sortie foirée, distributeur désinteressé, aucun papier, tournée moyennement fournie, etc, etc... Nous avons fait des mauvais choix. On s'est assez mal entourés (...) avec le background que j'ai aujourd'hui, je ne referai absolument rien de la même façon.

Pourtant, pour ce qui est de Numbers and Facts, on ne peut à la limite pas rêver mieux comme premier album pour un groupe qui a toujours aimé les collaborations.

Jocelyn et David s'étaient acoquinés avec José Reis Fontao (de Stuck in the Sound), Christine (en anglais dans le texte et pas encore Pop Queen), mais aussi Richard Allen des excellents et déjà regrettés Wolves and Moons et Violent Scaredy Cats... ainsi que PopClo, About The Girl et Linda Lamb.... des rencontres qui se sont faites avec une simplicité désarmante.

Les feats et échanges de fichiers se sont fait par internet, raconte David. Christine (...) nous avons joué avec elle au Gibus pour une soirée Gibus Calling en 2011 je crois. Elle sortait de nulle part à l'époque c'est fou et on a trop flashé.

PopClo, c'est Clotilde Floret des We Are Enfant Terrible, About The Girl c'est une chanteuse qui a son projet perso qui était à Bourges la même année que nous et qui a pas mal chanté avec The Shoes (...) Linda Lamb est une chanteuse plutôt techno qu'on a pas mal entendu avec Vitales ...

Et José, c'est lui qui a trop kiffé sur un de nos lives pour une soirée privée (...) et on est restés en contact.

On pouvait effectivement imaginer qu'avec un tel générique les choses se seraient passées mieux. Mais la loi de Murphy dira-t-on en a décidé autrement. Et cinq années ont passé a panser les plaies, un peu comme le blues post-natal, un disque étant souvent comparé à un bébé, David avouant avec le recul que le disque a été accouché dans l'urgence et la douleur.

Le temps de s'en remettre mais pas que... et donc une suite que l'on attend avec impatience, et toujours la même formule de titres à eux et de micros tendus à des invités pour préparer l'avenir.

Les featurings de voix, c'est toujours quelque chose qui nous tient à coeur mais ça reste pour autant toujours des morceaux à nous.

On a beaucoup de matière dont des morceaux que je trouve plutôt porteurs (...) On ne fait pas de l'électro au sens propre, on est plus vintage, à base de synthés et de batterie. On n'est pas des producteurs du style je passe un sample dans la Nive et basta.

En gros, j'espère qu'on puisse sortir un EP avec au minimum 4/5 titres originaux et des remixes avant la fin de l'année, ou au plus tard début 2018.

L'avenir, je n'en sais rien, mais je sais que je veux qu'on ressorte un disque et faire ça bien.

On a élargi le spectre mais The Name restera toujours The Name. On se ferme moins les portes sur le club. On a des morceaux plus doux, des titres plus electro pop et on va revenir à quelque chose de plus brut synthés / batterie.

Et David de conclure : On a juste laissé de côté le projet pour mieux revenir.

#orange #Amiens #Christine #Museum #StuckintheSound

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