01 avr. ~ Sweat Like an Ape ! ~


l Sweat Like An Ape ! l Dance to the Ring in Our Ears l

Sol Hess est au choix un artiste assoiffé, insatiable ou inétanchable, au moins autant que les gens dont il s'entoure. Une certaine illustration de l'effervescence que l'on peut prêter et connaître à Bordeaux et ses alentours, et des bienfaits de ce que l'Europe apporte à la scène musicale française puisque le musicien, chanteur, scénariste, réalisateur est né à Londres.

Entre son projet Sol Hess & the Sympatik's, et les activités connexes du collectif/label Catulle & Ramón (Zero Branco, Docteur Culotte & the Everlasting Love Remedy, Pschpshit, FucKOn, Mari Lanera, ...), il trouve donc le moyen de caser Sweat Like an Ape ! pour laisser libre court à certaines envies inassouvies, notamment celle de faire danser, comme l'indique le titre de ce 2e album Dance to the Ring in Our Ears.

Tout part d'une confession liminaire (City). Il n'aime pas généralement danser et il s'ennuie dans les soirées. Mais cette fois-ci c'est différent, scande-t-il sur une transe afro-caribéenne avant que ne se s'en mêle le reste de la troupe, donnant le coup d'envoi à 40 minutes d'une fièvre irrésistible et contagieuse.

Si le (She Makes Me) Sweat Like an Ape original était attribué à une relation amoureuse que l'on imaginait éreintante (Ape sur Sixty Sinking Sailing Ships), la volonté de faire transpirer tout le monde comme des singes frénétiques emportés par la vibration primale et sauvage de la jungle... ambiance Rudyard Kipling.

À aucun moment l'album ne lâche la bride ni la cravache. Les quatre gorilles sorciers semblent s'être donné pour but de ne laisser personne insensible aux chaloupes et sirènes d'une sorte de disco-post-punk des Caraïbes né de l'esprit fécond mais forcément torturé d'un Malcom Middleton, qui se révèlerait être le frère caché de James Murphy, et qui, exposé à quelque substance mescaline, se serait transformé en un clone de Jonathan Richman dont l'ADN aurait été croisé avec celui de David Byrne. Ce Frankenstein du groove aurait dès lors concocté une recette endiablée à la croisée d'un !!! et Père Ubu destinée à effacer des tablettes le Gang of Four.

Moins sec et plus uptempo que son prédécesseur, les Sweat Like an Ape ! laissent encore plus de place à la musique, avec de longues plages musicales hypnotiques (Numbers) plus ou moins rageuses qui en font un disque à écouter et réécouter sans autre arrière-pensée que juste danser.

En attendant, le prochain disque du prochain projet, on en est à 2-2 la balle au centre entre les Apes et les Sympatik's, projet placé tout autnt sous la coupe d'influences des Modern Lovers que des Feelies avec une touche d'Eugene Edwards...

Ça va de soi qu’il y a des directions qu’on ne peut pas prendre au sein d’un seul projet, si on veut qu’il garde sa cohérence, d’où l’intérêt d’en monter plusieurs, déclarait Sol de manière limpide dans les colonnes d'A découvrir Absolument.

#blanc #Bordeaux #JonathanRichman #LCDSoundsystem #ArabStrap

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